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SPRL-Starter: bilan 2010

Vendredi 7 janvier 2011

Suite à l’étude réalisée par Graydon sur les constitutions et cessations d’entreprises pour l’année 2010, voici le bilan pour la SPRL-Starter:

L’année 2010 est une année positive pour le nombre de sociétés créées avec plus de 73.098 nouvelles entreprises, c’est 4000 de moins que le record de 2007 mais c’est également 3000 entreprises de plus qu’en 2009 !

Les secteurs ayant la plus grande progression de nouvelles entreprises concernent la consultance d’entreprise, la restauration et les soins du corps.

L’arrivée de la SPRL-Starter, cette nouvelle forme juridique créée par le législateur en juin 2010 au capital de départ limité qui devait permettre aux gens de faire le pas à l’entrepreneuriat sans passé par des formes juridiques venant de pays étrangers, n’a finalement pas  rencontré beaucoup de succès. En effet, seulement 437 SPRL-S ont été créées, soit 0,6% des créations d’entreprises.

Souvenez-vous, notre dernier article du 8 novembre 2010 qui expliquait que la SPRL-S avait séduit 277 entrepreneurs !

Espérons que pour 2011 le nombre de nouvelles SPRL-Starter décolle malgré les incertitudes économiques que 2011 nous réserve.

Source: Graydon

« Entreprendre pour soi », une chronique à partager

Mardi 31 août 2010

Nous voudrions vous faire partager cette chronique écrite par Nathaly Riverin, directrice du Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship au Québec.

Même si l’article porte un regard sur l’entrepreneuriat au Canada, nous rejoignons totalement sa vision sur les valeurs et les besoins qui sont partagés.

Nous vous souhaitons une excellente lecture et vous encourageons à vous lancer dans cette fabuleuse aventure.

« Entreprendre pour soi » par Nathaly Riverin

L’entrepreneuriat ne répond pas à des problèmes purement économiques mais représente une solution humaine pour favoriser le développement humain, l’innovation et l’enrichissement. Quand j’encourage un jeune à devenir entrepreneur, je lui fais comprendre qu’il peut prendre son avenir en main. Rêver et aspirer à un avenir meilleur deviennent des impératifs. Pour y arriver, il doit puiser en lui-même afin d’identifier ses passions, ses forces et ses faiblesses. Il doit visualiser son projet, le planifier et le concrétiser. De même, il doit trouver les ressources – qui existent – afin de poursuivre son but.

Certes les aspects financiers s’avèrent essentiels en affaires! Toutefois, selon un sondage de la CIBC portant sur les motivations des entrepreneurs, on observe que les considérations liées au mode de vie importent davantage dans le choix du statut de travailleur autonome ou d’entrepreneurs que celles de nature financière. On est loin du discours néo-libéral classique qui parle de l’entreprise comme d’une bête noire centrée sur la plus stricte rationalité économique. On entreprend donc par amour ou pour l’argent.

Ceci étant dit, j’aimerais que ce futur entrepreneur soit porteur des préoccupations sociales et écologiques qui affectent maintenant notre quotidien. Qu’il soit un innovateur soucieux du développement durable et que l’éthique en affaires et l’engagement social fassent partie intégrante des solutions et des actions qu’il entreprend. Je crois que c’est exactement ce que nous enseignons à travers les multiples initiatives de sensibilisation et de support à l’entrepreneuriat à tous les échelons et notamment grâce à la stratégie du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse. Ce modèle entrepreneurial québécois nous permettra de créer des emplois, mais aussi de personnaliser et de favoriser notre développement. L’étude la CIBC révèle que l’entrepreneuriat et le travail autonome ont généré les deux tiers des nouveaux emplois créés dans la dernière année au Canada. C’est deux fois plus que le nombre d’emplois créés par les entreprises établies privées ou publiques.

Cet autre mode de vie n’est toutefois pas compris pas tous. Beaucoup de gens résistent encore à ces nouvelles formes de travail qu’ils qualifient péjorativement d’ « alternatives » : Elles encourageraient le statut précaire, exigeraient plus d’efforts des individus et rapporteraient moins. Ce qu’on ne peut nier. L’étude de la CIBC révèle aussi que les travailleurs autonomes travaillent 56 heures par semaine en moyenne, soit 15 heures de plus que les salariés. On trouve aussi que les travailleurs salariés gagnent en moyenne 43 000 $/an tandis que les travailleurs autonomes plutôt 38 000 $/an. Les propriétaires dirigeants de PME avec employés, quant à eux, gagneraient davantage.

Cette argumentation est très valable si l’on se réfère aux paradigmes qui dominaient le marché du travail dans les années 1970 à 1990. Est-ce encore la norme? J’en doute. Le travail salarié a profondément changé dans les dix dernières années avec des possibilités de travail à distance, d’horaires flexibles, etc. Les individus recherchent maintenant une meilleure adéquation entre ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Le marché du travail tente de s’ajuster à ces nouvelles exigences, mais ne réussit pas à tout coup. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat n’est pas une forme de travail alternative de second choix, mais un modèle économique qui convient mieux à des centaines de citoyens.

En effet, l’entrepreneuriat intéresse de plus en plus de gens et c’est un choix de vie délibéré pour la majorité d’entre eux. Selon la même étude, les entrepreneurs affirment qu’avoir créé une entreprise est la meilleure décision qu’ils aient prise de leur vie! (83% des répondants). Si c’est une question de précarité, comment se fait-il que dans les régions les plus dynamiques du Canada, un plus grand nombre d’individus se montrent intéressés par ces « formes alternatives de travail »? L’Ouest du pays et l’Alberta foisonnent de nouvelles initiatives entrepreneuriales. On le sait, le travail autonome et l’entrepreneuriat viennent accroître la flexibilité des marchés permettant une plus grande réactivité de la part de nos PME. Des arguments qui titillent bien des oreilles… Pourtant, les travailleurs autonomes qui choisissent délibérément ce statut recherchent spécifiquement cette flexibilité : 74 % des répondants affirment être devenus entrepreneurs afin d’avoir la souplesse voulue pour se consacrer à leurs obligations familiales. Précarité ou choix de vie? Et pourtant cela favorise la compétitivité et la flexibilité de nos PME québécoises.

On fait le même glissement analytique quand on soulève des problèmes de relèves d’entreprises au Québec. On affirme trop souvent que 70 % des propriétaires dirigeants atteindront l’âge de la retraite – 65 ans – dans les 15 prochaines années. Vu sous cet angle, c’est effectivement un problème de taille. Plus modestement, la CIBC estime que 500 000 propriétaires de PME au Canada prendront leur retraite d’ici 2010. On en dénombre 2,5 millions au total. Ces projections présument que l’âge idéal de la retraite pour un propriétaire dirigeant d’entreprises est 65 ans, puisque c’est la norme sur le marché du travail. Or, combien d’entrepreneurs ressentent l’urgence de passer le flambeau à 50 ou 55 ans, voire à 65 ans? Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas ici de quitter un emploi, mais de se séparer d’une partie de soi, de ce que l’on a mis au monde. Il n’est absolument pas nécessaire de le faire systématiquement à 65 ans. La vraie question est de savoir combien de dirigeants souhaitent prendre leur retraite à court ou moyen terme et ne peuvent identifier de relève potentielle. Combien d’autres n’ont même pas encore réglé les aspects légaux et fiscaux en cas de décès? Éléments dont tous les entrepreneurs devraient se préoccuper automatiquement à la création de leur entreprise, et non lorsque les cheveux gris font leur apparition.

La croissance du nombre de travailleurs autonomes de 55 ans et plus illustre bien ce faux problème. Elle a atteint 7,6 % dans la dernière année. On parle d’une augmentation de 30 % depuis 2001. C’est phénoménal. Les personnes de 55 ans et plus choisissent l’entrepreneuriat comme seconde « carrière ». Dès lors, ils gonflent les statistiques identifiant des problèmes de transmission d’entreprises… Paradoxal non? C’est paradoxal parce que nous utilisons les schèmes de référence du marché du travail pour étudier un marché distinct, celui des entreprises.

Mais encore, qu’elle est la durée de vie des entreprises ? Combien d’entre elles passent le cap des 10 ans? Savez-vous qu’elle est la durée de vie du travail autonome? Dans l’étude de la CIBC, on l’estime à 11 ans, soit 35 % supérieure à la durée moyenne d’un emploi salarié. Les facteurs affectant la survie et la pérennité d’une entreprise sont si nombreux qu’il y a plus de risques que l’entreprise ferme (ou soit vendue) pour des raisons économiques, qu’elle soit confrontée à un problème de relève.

L’entrepreneuriat c’est un autre mode de vie, un autre mode de pensée. Pour analyser et soulever les problématiques relatives à l’entrepreneuriat ou juger des travers du phénomène, il importe d’utiliser une approche distincte. Nous avons encore beaucoup à faire !

RIVERIN, Nathaly. « Entreprendre pour soi », Journal Réseaux, décembre-janvier 2006, p. 25.

La pension minimale pour les indépendants augmentera légèrement à partir du 1 aout !

Vendredi 30 juillet 2010

A partir du 1 août, la pension minimale pour les indépendants en Belgique bénéficiera d’une  augmentation de 25 euros pour les isolés et  une hausse de 20 euros pour les ménages. Ce qui reviendra à une pension minimale de 945 euros pour les indépendants isolés et 1233 euros pour les ménages. L’initiation provient de la ministre sortante des PME et des Indépendants.

Nous ne pouvons qu’encourager ce genre d’initiative qui améliore le statut des indépendants et des futurs entrepreneurs et qui favorise la création d’entreprise, source d’emploi pour notre pays et régions.

Source: http://www.entreprendretoday.be

La société ArtiCadeau fête son troisième anniversaire !

Lundi 26 juillet 2010

Bâtiment Cassiopée - ArtiCadeau-UniverSEM

Tout commence lorsque trois jeunes amis étudiants décident de participer à la Start Academy.  C’était en 2006.  Nous voulions réaliser un projet de création d’entreprise (Ekado) avec les conseils et les remarques de personnes issues du monde de l’entreprise, spécialistes dans la création de sociétés.  Nous terminerons troisièmes à la demi-finale ! Ce beau résultat nous donnera envie de concrétiser notre entreprise : une boutique en ligne qui vend des cadeaux originaux et les envoient directement, emballés, au destinataire.

Ekado est donc devenu ArtiCadeau.com, société belge pionnière dans la vente en ligne, la distribution, la représentation et la fabrication de créations d’excellence belge.

Cette troisième année est synonyme de changement et de croissance pour la société.
En effet, fin octobre ArtiCadeau s’installe dans ses nouveaux bureaux au Parc Créalys.
Ensuite en mai, c’est la création d’une agence de référencement avec un second associé engagé à temps plein. Afin de développer nos services en « Web Traffic Optimisation » pour les PME belges qui comprend le référencement naturel (SEO), payant (SEA) et web analytics sous la marque UniverSEM.
Concernant la boutique en ligne ArtiCadeau.com, nous doublons actuellement les ventes mensuelles par rapport à l’année passée. Une de belles croissance en partie réalisée grâce aux bagues et alliances de la Maison Pierre Création qui rencontrent un vif succès auprès de nos voisins français.

La SPRL-Starter: une entreprise à un Euro pour la Belgique

Lundi 31 mai 2010

On en reparlait récemment dans l’actualité de l’arrivée de la SPRL-S en Belgique. La SPRL-S correspond à Société Privée à Responsabilité Limitée – Starter. En pratique, elle offre la possibilité à tout créateur d’entreprise de se lancer en personne morale pour 1 € de capital alors qu’une SPRL pratique (comme ArtiCadeau par exemple), requière un capital de minimum 18550 € dont 6200 € libéré à la création de l’entreprise.

La SPRL-Starter en pratique

En pratique, la SPRL-Starter requièrent les exigences suivantes :

- augmentation du capital à 18550 € dans les 5 ans après création de l’entreprise pour arriver à une SPRL classique

- Obligation de dépôt d’un plan financier approuvé par un professionnel (comptable, fiscaliste, réviseur, …)

La responsabilité limitée au capital mis par les actionnaires est toujours de mise en sachant qu’elle pourra monter à 18550 € si les actionnaires n’ont pu augmenter le capital de l’entreprise dans les 5 ans après la création de celle-ci. Toute erreur, fraude, … des gérants fait sauter la responsabilité limitée. Pour une vision complète des aspects légaux de la SPRL-Starter, référez vous à l‘excellent article de Pierre Paulus du Chatelet, avocat à Bruxelles.

Une bonne idée la SPRL-Starter ?

L’acte loi pour la création de la SPRL-Starter sera publié au moniteur ce mardi 1er juin 2010 et ouvrira donc la porte de l’entrepreneuriat à de nouveaux créateurs. Comme l’écrit l’IPCF :

Cette forme de société peut présenter des avantages pour les jeunes qui veulent démarrer une activité et qui ne disposent pas des fonds nécessaires, ainsi que pour les pensionnés qui souhaitent rester encore actifs et ajouter un revenu complémentaire à leur pension.
De même, les salariés désireux d’exercer une profession indépendante à titre accessoire pourront se tourner également vers la S.P.R.L. starter.

Si la SPRL-Starter permet de stimuler la création d’entreprise, cela sera un succès mais espérons que cela n’augmentera pas également le taux de faillite d’entreprises manquant de capital ou de soutien professionnel dans leur croissance. Espérons également que cela ait le même succès que le statut d’auto entreprise en France afin d’augmenter sensiblement le taux de création d’entreprise en Belgique qui est un des plus bas d’Europe !