Archives pour la catégorie ‘Entreprendre’

« Entreprendre pour soi », une chronique à partager

Mardi 31 août 2010

Nous voudrions vous faire partager cette chronique écrite par Nathaly Riverin, directrice du Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship au Québec.

Même si l’article porte un regard sur l’entrepreneuriat au Canada, nous rejoignons totalement sa vision sur les valeurs et les besoins qui sont partagés.

Nous vous souhaitons une excellente lecture et vous encourageons à vous lancer dans cette fabuleuse aventure.

« Entreprendre pour soi » par Nathaly Riverin

L’entrepreneuriat ne répond pas à des problèmes purement économiques mais représente une solution humaine pour favoriser le développement humain, l’innovation et l’enrichissement. Quand j’encourage un jeune à devenir entrepreneur, je lui fais comprendre qu’il peut prendre son avenir en main. Rêver et aspirer à un avenir meilleur deviennent des impératifs. Pour y arriver, il doit puiser en lui-même afin d’identifier ses passions, ses forces et ses faiblesses. Il doit visualiser son projet, le planifier et le concrétiser. De même, il doit trouver les ressources – qui existent – afin de poursuivre son but.

Certes les aspects financiers s’avèrent essentiels en affaires! Toutefois, selon un sondage de la CIBC portant sur les motivations des entrepreneurs, on observe que les considérations liées au mode de vie importent davantage dans le choix du statut de travailleur autonome ou d’entrepreneurs que celles de nature financière. On est loin du discours néo-libéral classique qui parle de l’entreprise comme d’une bête noire centrée sur la plus stricte rationalité économique. On entreprend donc par amour ou pour l’argent.

Ceci étant dit, j’aimerais que ce futur entrepreneur soit porteur des préoccupations sociales et écologiques qui affectent maintenant notre quotidien. Qu’il soit un innovateur soucieux du développement durable et que l’éthique en affaires et l’engagement social fassent partie intégrante des solutions et des actions qu’il entreprend. Je crois que c’est exactement ce que nous enseignons à travers les multiples initiatives de sensibilisation et de support à l’entrepreneuriat à tous les échelons et notamment grâce à la stratégie du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse. Ce modèle entrepreneurial québécois nous permettra de créer des emplois, mais aussi de personnaliser et de favoriser notre développement. L’étude la CIBC révèle que l’entrepreneuriat et le travail autonome ont généré les deux tiers des nouveaux emplois créés dans la dernière année au Canada. C’est deux fois plus que le nombre d’emplois créés par les entreprises établies privées ou publiques.

Cet autre mode de vie n’est toutefois pas compris pas tous. Beaucoup de gens résistent encore à ces nouvelles formes de travail qu’ils qualifient péjorativement d’ « alternatives » : Elles encourageraient le statut précaire, exigeraient plus d’efforts des individus et rapporteraient moins. Ce qu’on ne peut nier. L’étude de la CIBC révèle aussi que les travailleurs autonomes travaillent 56 heures par semaine en moyenne, soit 15 heures de plus que les salariés. On trouve aussi que les travailleurs salariés gagnent en moyenne 43 000 $/an tandis que les travailleurs autonomes plutôt 38 000 $/an. Les propriétaires dirigeants de PME avec employés, quant à eux, gagneraient davantage.

Cette argumentation est très valable si l’on se réfère aux paradigmes qui dominaient le marché du travail dans les années 1970 à 1990. Est-ce encore la norme? J’en doute. Le travail salarié a profondément changé dans les dix dernières années avec des possibilités de travail à distance, d’horaires flexibles, etc. Les individus recherchent maintenant une meilleure adéquation entre ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Le marché du travail tente de s’ajuster à ces nouvelles exigences, mais ne réussit pas à tout coup. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat n’est pas une forme de travail alternative de second choix, mais un modèle économique qui convient mieux à des centaines de citoyens.

En effet, l’entrepreneuriat intéresse de plus en plus de gens et c’est un choix de vie délibéré pour la majorité d’entre eux. Selon la même étude, les entrepreneurs affirment qu’avoir créé une entreprise est la meilleure décision qu’ils aient prise de leur vie! (83% des répondants). Si c’est une question de précarité, comment se fait-il que dans les régions les plus dynamiques du Canada, un plus grand nombre d’individus se montrent intéressés par ces « formes alternatives de travail »? L’Ouest du pays et l’Alberta foisonnent de nouvelles initiatives entrepreneuriales. On le sait, le travail autonome et l’entrepreneuriat viennent accroître la flexibilité des marchés permettant une plus grande réactivité de la part de nos PME. Des arguments qui titillent bien des oreilles… Pourtant, les travailleurs autonomes qui choisissent délibérément ce statut recherchent spécifiquement cette flexibilité : 74 % des répondants affirment être devenus entrepreneurs afin d’avoir la souplesse voulue pour se consacrer à leurs obligations familiales. Précarité ou choix de vie? Et pourtant cela favorise la compétitivité et la flexibilité de nos PME québécoises.

On fait le même glissement analytique quand on soulève des problèmes de relèves d’entreprises au Québec. On affirme trop souvent que 70 % des propriétaires dirigeants atteindront l’âge de la retraite – 65 ans – dans les 15 prochaines années. Vu sous cet angle, c’est effectivement un problème de taille. Plus modestement, la CIBC estime que 500 000 propriétaires de PME au Canada prendront leur retraite d’ici 2010. On en dénombre 2,5 millions au total. Ces projections présument que l’âge idéal de la retraite pour un propriétaire dirigeant d’entreprises est 65 ans, puisque c’est la norme sur le marché du travail. Or, combien d’entrepreneurs ressentent l’urgence de passer le flambeau à 50 ou 55 ans, voire à 65 ans? Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas ici de quitter un emploi, mais de se séparer d’une partie de soi, de ce que l’on a mis au monde. Il n’est absolument pas nécessaire de le faire systématiquement à 65 ans. La vraie question est de savoir combien de dirigeants souhaitent prendre leur retraite à court ou moyen terme et ne peuvent identifier de relève potentielle. Combien d’autres n’ont même pas encore réglé les aspects légaux et fiscaux en cas de décès? Éléments dont tous les entrepreneurs devraient se préoccuper automatiquement à la création de leur entreprise, et non lorsque les cheveux gris font leur apparition.

La croissance du nombre de travailleurs autonomes de 55 ans et plus illustre bien ce faux problème. Elle a atteint 7,6 % dans la dernière année. On parle d’une augmentation de 30 % depuis 2001. C’est phénoménal. Les personnes de 55 ans et plus choisissent l’entrepreneuriat comme seconde « carrière ». Dès lors, ils gonflent les statistiques identifiant des problèmes de transmission d’entreprises… Paradoxal non? C’est paradoxal parce que nous utilisons les schèmes de référence du marché du travail pour étudier un marché distinct, celui des entreprises.

Mais encore, qu’elle est la durée de vie des entreprises ? Combien d’entre elles passent le cap des 10 ans? Savez-vous qu’elle est la durée de vie du travail autonome? Dans l’étude de la CIBC, on l’estime à 11 ans, soit 35 % supérieure à la durée moyenne d’un emploi salarié. Les facteurs affectant la survie et la pérennité d’une entreprise sont si nombreux qu’il y a plus de risques que l’entreprise ferme (ou soit vendue) pour des raisons économiques, qu’elle soit confrontée à un problème de relève.

L’entrepreneuriat c’est un autre mode de vie, un autre mode de pensée. Pour analyser et soulever les problématiques relatives à l’entrepreneuriat ou juger des travers du phénomène, il importe d’utiliser une approche distincte. Nous avons encore beaucoup à faire !

RIVERIN, Nathaly. « Entreprendre pour soi », Journal Réseaux, décembre-janvier 2006, p. 25.

E-commerce: les PME Belge sont à la traîne

Lundi 23 août 2010

Avec moins de 50% des PME belges ayant un site Internet, la Belgique est dans le bas du classement. De plus, 60% du chiffre d’affaires de Google en Belgique portant sur la vente des mots-clés est réalisé par des entreprises étrangères venant faire la promotion de leurs produits et services chez nous. Il faut comparer cela avec nos pays voisins où le chiffre d’affaires de Google est réalisé localement à 80% !

Nous apprenons également que les Pays-Bas comptent 22.000 sites e-commerce contre seulement…5000 en Belgique ! La conclusion s’impose d’elle-même: notre marché est « attaqué » par des sociétés Françaises pour la partie sud du pays et Hollandaises pour la partie nord.

Il est grand temps que les PME belges prennent le train de l’e-business, avoir un site Internet est indispensable de nos jours si l’on veut continuer à créer de l’activité et de l’emploi.

La Belgique dispose de nombreuses agences Web de qualités techniques et linguistiques. En ajoutant à cela un bon référencement, votre site deviendra rapidement le fer de lance pour votre activité.

Source: http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/603731/les-pme-belges-ratent-le-train-de-l-e-commerce.html

La pension minimale pour les indépendants augmentera légèrement à partir du 1 aout !

Vendredi 30 juillet 2010

A partir du 1 août, la pension minimale pour les indépendants en Belgique bénéficiera d’une  augmentation de 25 euros pour les isolés et  une hausse de 20 euros pour les ménages. Ce qui reviendra à une pension minimale de 945 euros pour les indépendants isolés et 1233 euros pour les ménages. L’initiation provient de la ministre sortante des PME et des Indépendants.

Nous ne pouvons qu’encourager ce genre d’initiative qui améliore le statut des indépendants et des futurs entrepreneurs et qui favorise la création d’entreprise, source d’emploi pour notre pays et régions.

Source: http://www.entreprendretoday.be

La société ArtiCadeau fête son troisième anniversaire !

Lundi 26 juillet 2010

Bâtiment Cassiopée - ArtiCadeau-UniverSEM

Tout commence lorsque trois jeunes amis étudiants décident de participer à la Start Academy.  C’était en 2006.  Nous voulions réaliser un projet de création d’entreprise (Ekado) avec les conseils et les remarques de personnes issues du monde de l’entreprise, spécialistes dans la création de sociétés.  Nous terminerons troisièmes à la demi-finale ! Ce beau résultat nous donnera envie de concrétiser notre entreprise : une boutique en ligne qui vend des cadeaux originaux et les envoient directement, emballés, au destinataire.

Ekado est donc devenu ArtiCadeau.com, société belge pionnière dans la vente en ligne, la distribution, la représentation et la fabrication de créations d’excellence belge.

Cette troisième année est synonyme de changement et de croissance pour la société.
En effet, fin octobre ArtiCadeau s’installe dans ses nouveaux bureaux au Parc Créalys.
Ensuite en mai, c’est la création d’une agence de référencement avec un second associé engagé à temps plein. Afin de développer nos services en « Web Traffic Optimisation » pour les PME belges qui comprend le référencement naturel (SEO), payant (SEA) et web analytics sous la marque UniverSEM.
Concernant la boutique en ligne ArtiCadeau.com, nous doublons actuellement les ventes mensuelles par rapport à l’année passée. Une de belles croissance en partie réalisée grâce aux bagues et alliances de la Maison Pierre Création qui rencontrent un vif succès auprès de nos voisins français.

La SPRL-Starter, un flop ?

Mardi 20 juillet 2010

La SPRL Starter ou SPRL-S a été lancée il y a quelques semaines et avait pour objectif de pouvoir lancer sa société avec un capital réduit de 1 €. Tous les détails dans l’article que nous avions publié dernièrement : « La SPRL-Starter: une entreprise à un euro pour la Belgique« .

Hier, nous avons pu lire dans la presse que seulement 42 sociétés avait été créé selon ce statut au mois de juin … A comparer avec plus de 2000 pour le statut classique de SPRL (Société Privée à Responsabilité Limitée) pour la même période. Au mois de juillet en 3 semaines, on a enregistré seulement 9 créations de SPRL Starter selon Graydon !

Au final, en 7 semaines, on a créé environ 50 SPRL-Starter ou une par jour. On est très loin du raz de marée français du statut d’auto-entrepreneur … Un nombre très faible mais plutôt normal car c’est le lancement d’une nouvelle forme de statut qui doit se faire connaître auprès des jeunes entrepreneurs. On pourra également remarquer que la création du statut de SPRL-Starter est une obligation européenne.

Finalement, on pourra dire que la SPRL-Starter connait un départ lent mais qui va certainement s’accélérer dans les prochaines semaines … Laissons le temps pour que les entrepreneurs se l’approprie. Mais que les entrepreneurs en herbe se bouge car la Belgique a besoin de ceux-ci pour sortir de la crise plus rapidement !